Réussir la co-construction de votre plan climat
La co-construction d’un plan d’actions climat avec les parties prenantes est un puissant levier d’engagement et d’efficacité, à condition d’être structurée et outillée. De la cartographie des acteurs aux ateliers collaboratifs, chaque étape doit être pensée comme un processus de transformation collective.
Publié le 22 avril 2026
Pourquoi la co-construction change la donne
La transition écologique et énergétique implique des transformations profondes des métiers, des organisations et des comportements. Sans implication active des équipes et des partenaires, les plans restent théoriques et rencontrent des résistances.
La co-construction permet :
- D’enrichir le diagnostic par les savoirs d’usage et les retours du terrain.
- De repérer les freins et leviers réels dans les processus, les pratiques et la culture.
- De partager le sens des transformations et de construire une vision commune.
- De renforcer la cohésion et l’engagement autour d’un projet mobilisateur.
Cartographier et prioriser les parties prenantes
Avant de lancer des ateliers, il est essentiel d’identifier qui impliquer, quand et comment :
- Parties prenantes internes : direction, managers de proximité, équipes opérationnelles, fonctions support, représentants du personnel.
- Parties prenantes externes : clients, fournisseurs stratégiques, partenaires financiers, acteurs territoriaux, associations, parfois riverains.
La cartographie permet de croiser influence, niveau d’impact, attentes et degré d’exposition aux changements à venir. On peut alors définir des formats adaptés : ateliers de co-construction, comités de suivi, entretiens individuels, enquêtes.
Concevoir un dispositif de dialogue structuré
Un dialogue parties prenantes efficace ne s’improvise pas. Il repose sur :
- Des objectifs clairs : co-définir la vision, prioriser les leviers, tester des scénarios, co-construire le plan d’actions.
- Un cadre de confiance : transparence sur les enjeux, les contraintes et les marges de manœuvre.
- Des méthodes participatives : ateliers collaboratifs, intelligence collective, scénarisation, travail sur les arbitrages.
- Une traçabilité des contributions : restitution des échanges, explicitation de la manière dont les retours sont intégrés.
Cette structuration évite l’effet « boîte à idées » sans suite, source de frustration et de démobilisation.
Animer des ateliers climat à forte valeur ajoutée
Les ateliers sont le cœur de la co-construction. Pour qu’ils produisent des résultats concrets :
- Partir d’un diagnostic partagé (bilan carbone, risques, contraintes réglementaires) pour créer un socle commun.
- Travailler par grands leviers : sobriété, efficacité, énergies renouvelables, adaptation, transformation des offres et des modèles d’affaires.
- Mixer les profils (métiers, niveaux hiérarchiques, sites) pour croiser les points de vue et éviter les silos.
- Faire émerger des actions priorisées selon l’impact climat, la faisabilité, les coûts et les co-bénéfices sociaux et économiques.
Un travail de consolidation entre ateliers est ensuite nécessaire pour structurer la feuille de route et préparer les arbitrages de la direction.
Intégrer la co-construction dans la gouvernance
Pour que la co-construction ne soit pas un exercice ponctuel, elle doit s’inscrire dans la gouvernance de la transition :
- Mise en place d’un comité climat incluant des représentants des principales fonctions et, si possible, des parties prenantes externes clés.
- Dispositifs réguliers de retour d’expérience et d’ajustement des actions.
- Intégration des enjeux climat/énergie dans les instances existantes (comités d’investissement, de risques, de rémunération variable).
Cette continuité transforme les ateliers en véritable processus d’apprentissage collectif.
Se faire accompagner pour sécuriser la démarche
La conception et l’animation d’un processus de co-construction demandent des compétences en facilitation, en stratégie climat et en conduite du changement. Faire appel à un accompagnement dédié, comme une démarche pour élaborer avec vos équipes un plan d’actions de transition écologique et énergétique, permet de structurer le dialogue, de mobiliser durablement les parties prenantes et de déboucher sur une feuille de route partagée et opérationnelle.
Sources
- « Stratégie et feuille de route climat – Stratégie bas-carbone » — crowe.com
- « Facteur carbone 2025 – Notre approche en matière de stratégie bas carbone » — pwc.fr
- « Dialoguer avec ses parties prenantes : un levier fondamental pour accélérer la transition écologique et sociale » — deloitte.com
- « Intégrer l’accompagnement au changement au coeur de vos projets de transition écologique et sociale » — catalogue.institut-negawatt.com
- « Accompagnement collectif au changement et à la transformation des organisations » — perspectives-collectives.fr
- « Vers la 3e Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3) » — ecologie.gouv.fr
- « Projet de SNBC3 – Concertation préalable » — concertation-strategie-energie-climat.gouv.fr
- « La feuille de route écoresponsable de la DGE » — entreprises.gouv.fr