Acculturer le COMEX aux business models circulaires

Pourquoi et comment embarquer COMEX et CODIR sur les modèles économiques circulaires, fonctionnels et régénératifs. Un focus sur les enjeux stratégiques, risques et gouvernance pour préparer les futurs arbitrages.

Publié le 2 mai 2026

Pourquoi les business models circulaires deviennent un sujet de COMEX

Les modèles circulaires ne sont plus un supplément « vert », mais des architectures complètes de création et de captation de valeur. Ils visent à fermer les boucles de matière et d’énergie, à prolonger la durée de vie des produits et à réduire les externalités négatives.

Concrètement, ils s’appuient sur des archétypes désormais bien documentés :

  • réemploi et réutilisation,
  • réparation et maintenance,
  • seconde main et reconditionnement,
  • location, abonnement et partage,
  • recyclage et valorisation matière.

L’enjeu pour un COMEX n’est pas de maîtriser chaque filière technique, mais de comprendre comment ces leviers peuvent :

  • renforcer la compétitivité (réduction des coûts matières, sécurisation des approvisionnements),
  • ouvrir de nouveaux relais de croissance (services, data, performance),
  • réduire les risques réglementaires et réputationnels,
  • soutenir la résilience du modèle d’affaires face aux limites planétaires.

Intégrer l’économie de la fonctionnalité dans la réflexion stratégique

L’économie de la fonctionnalité repose sur une bascule clé : vendre un usage, une solution ou une performance plutôt que la propriété d’un bien. L’entreprise conserve la propriété et la responsabilité du produit sur tout son cycle de vie, ce qui l’incite à concevoir des biens plus robustes, réparables et sobres en ressources.

Pour un COMEX/CODIR, cela implique de revisiter plusieurs piliers du modèle économique :

  • Revenus : passer du volume de produits vendus à la facturation de l’usage, du service ou du résultat.
  • Coûts : réallocation CAPEX/OPEX (investissements dans la durabilité, la maintenance, les plateformes de service).
  • Proposition de valeur : promesse de disponibilité, de performance, de confort ou de résultats mesurables plutôt que simple livraison d’un produit.
  • Relation client : relation plus longue, plus contractuelle, plus partenariale.

Les approches d’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) montrent que ces modèles reconfigurent aussi :

  • la gouvernance (rôle des partenaires, des territoires, des parties prenantes),
  • la répartition de la valeur (partage des gains de performance et de sobriété),
  • la valorisation des ressources immatérielles (confiance, compétences, qualité de la relation, santé au travail).

Aller au‑delà de la réduction d’impact : les modèles régénératifs

Les modèles régénératifs vont plus loin que la simple réduction d’empreinte : ils visent à restaurer et améliorer les écosystèmes naturels et sociaux. Ils s’inscrivent dans une logique de création de valeur intégrée :

  • économique (rentabilité, compétitivité, innovation),
  • environnementale (restauration des sols, biodiversité, climat),
  • sociale (emploi de qualité, santé, inclusion, cohésion territoriale).

Pour un conseil d’administration ou un comité exécutif, ces modèles deviennent des réponses possibles à :

  • la pression réglementaire (CSRD, taxonomie, SFDR),
  • les attentes des investisseurs en matière d’ESG,
  • la gestion des risques physiques et de transition,
  • la différenciation sur des marchés de plus en plus contraints.

Enjeux de gouvernance, risques et reporting de durabilité

L’intégration de la circularité, de l’économie de la fonctionnalité et des modèles régénératifs ne peut plus être cantonnée à la fonction RSE. Elle touche directement :

  • la stratégie et l’allocation du capital,
  • la politique d’innovation et de partenariats,
  • la gestion des risques ESG,
  • les systèmes d’incitation du top management.

Les nouvelles réglementations européennes (notamment la CSRD) transforment le reporting de durabilité en véritable outil de pilotage :

  • identification et hiérarchisation des risques climatiques, opérationnels, de chaîne d’approvisionnement et réputationnels,
  • orientation des investissements vers des modèles plus résilients,
  • dialogue renforcé avec investisseurs, banques et assureurs.

Dans ce contexte, les business models circulaires et fonctionnels deviennent des leviers concrets pour :

  • réduire l’exposition aux risques (matières premières, énergie, conformité),
  • améliorer les indicateurs ESG structurants,
  • sécuriser l’accès aux financements durables.

Pourquoi une session d’initiation dédiée au COMEX/CODIR

Les retours d’expérience montrent qu’aucune transformation de modèle d’affaires ne réussit sans :

  • alignement du COMEX/CODIR sur les concepts clés,
  • langage commun autour de la circularité, de l’usage et de la régénération,
  • compréhension partagée des arbitrages à venir.

Une session d’initiation structurée permet de :

  • clarifier les notions (circulaire, fonctionnel, régénératif, EFC, ESG),
  • cartographier les principaux archétypes de business models pertinents pour le secteur,
  • relier ces modèles aux enjeux de gouvernance, de risques et de financement,
  • préparer les futurs débats stratégiques sans entrer encore dans un cas spécifique.

C’est précisément ce que propose cette offre d’initiation pour vos dirigeants, conçue comme un temps d’acculturation exigeant mais accessible, pour éclairer les arbitrages à venir et ancrer la durabilité au cœur du modèle d’affaires.

Sources

  1. « Économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) » — eclaira.org — 2024-05-27
  2. « Économie de la fonctionnalité et de la coopération dans le monde entrepreneurial : quels contrats ? » — eclaira.org — 2023-03-01
  3. « Économie de fonctionnalité » (définition et exemples) — novethic.fr
  4. « Économie de la fonctionnalité – modèles d’affaires et transition » — sia-partners.com
  5. « Écoconception et modèles d’affaires circulaires : quelles perspectives ? » — ey.com — 2026-01-01
  6. « Transformation des modèles d’affaires et intégration de l’ESG dans la gouvernance » — kpmg.com
  7. « Directive CSRD » (enjeux de reporting de durabilité et risques ESG) — fr.wikipedia.org
  8. « Vers une économie de la fonctionnalité à haute valeur environnementale et sociale en 2050 » — temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr — 2024-09-01