
Chef de projet & créatrice d'organisation interne pour solopreneurs
Combien de projets dans vos tiroirs méritent de voir enfin la lumière du jour ?
Vous avez des projets partout (Notion, carnets, notes vocales…) mais peu arrivent au bout ? Découvrez pourquoi vos idées s’empilent sans avancer, comment décider quels projets méritent vraiment de sortir du tiroir, et les étapes concrètes pour les cadrer et les mener à terme sans vous épuiser.
Publié le 12 juin 2026
Combien de projets dans vos tiroirs méritent de voir enfin la lumière du jour ?
Vous avez des idées de projets partout : dans Notion, dans un carnet, dans vos notes Apple, dans des messages envoyés à vous-même sur WhatsApp…
Et pourtant, quand vous regardez les derniers mois, peu de ces projets ont réellement vu le jour.
Ce décalage entre tout ce que vous avez en tête et ce qui se concrétise vraiment crée une sensation de frustration… et une grosse charge mentale.
Dans cet article, je vous propose de regarder en face ces « projets tiroirs » pour :
- comprendre pourquoi ils s’accumulent ;
- décider lesquels méritent vraiment de sortir maintenant ;
- poser un premier cadrage simple pour qu’ils avancent enfin.
Je m’adresse ici aux solopreneurs qui ont déjà trop de choses en cours, mais qui sentent bien qu’un projet stratégique reste coincé dans un coin de leur tête.
Pourquoi vos projets restent coincés dans un tiroir
Avant de culpabiliser (« je ne vais jamais au bout », « je ne suis pas assez discipliné·e »), il est utile de comprendre ce qui se joue vraiment.
1. Vous confondez idée, envie et projet
Une idée, c’est une intuition, une possibilité.
Une envie, c’est une idée qui vous attire vraiment.
Un projet, c’est une envie qui a été cadrée :
- un objectif clair ;
- un périmètre défini ;
- des étapes identifiées ;
- une place dans votre planning réel.
Beaucoup de solopreneurs restent coincés avec des « projets » qui ne sont en réalité que des idées non cadrées. Elles ne peuvent pas avancer, parce qu’elles ne sont pas encore devenues des projets.
2. Vous sous-estimez systématiquement le temps nécessaire
Vous vous dites : « Je ferai ça en deux week-ends » ou « Je bloque une semaine en juillet et ce sera réglé ».
En pratique :
- le quotidien client reprend le dessus ;
- les imprévus s’invitent ;
- le projet glisse, encore et encore.
Résultat :
- le projet n’avance pas ;
- vous perdez confiance dans votre capacité à tenir vos engagements envers vous-même ;
- chaque nouveau projet vient se rajouter à la pile des « en attente ».
3. Vous n’avez pas décidé consciemment de le lancer… ou de le repousser
Beaucoup de projets restent dans un entre-deux inconfortable :
- pas officiellement lancés ;
- pas officiellement abandonnés ou repoussés.
Ils occupent alors une place énorme dans votre tête, sans avancer d’un millimètre.
Ce flou décisionnel est l’une des plus grandes sources de charge mentale chez les solopreneurs.
Faire l’inventaire de vos « projets tiroirs »
Pour reprendre la main, commencez par regarder la réalité en face.
Étape 1 : Rassembler
Pendant 20 à 30 minutes, listez tous les projets qui vous viennent en tête, sans filtre :
- idées de nouvelles offres ;
- refonte de site ;
- création de formation ;
- recrutement ou délégation ;
- lancement de podcast, newsletter, chaîne YouTube ;
- projets internes (process, outils, organisation…).
Allez chercher dans :
- vos notes (Notion, Apple Notes, Evernote…) ;
- vos carnets ;
- vos to-do lists ;
- vos messages envoyés à vous-même.
L’objectif n’est pas de tout faire. L’objectif est de voir.
Étape 2 : Distinguer les vrais projets des idées
Pour chaque élément de votre liste, posez-vous deux questions :
- « Est-ce que j’ai vraiment envie de le voir exister dans les 6 à 12 prochains mois ? »
- « Est-ce que ce projet contribue à une de mes priorités business actuelles ? »
Si la réponse est non à l’une des deux questions, ce n’est pas un projet prioritaire. C’est :
- soit une idée à garder pour plus tard ;
- soit quelque chose à abandonner consciemment.
Vous pouvez créer une rubrique « Parking » ou « Plus tard » pour ces éléments, afin de les sortir de votre tête sans les perdre.
Décider : lancer maintenant, repousser ou abandonner
Une fois votre inventaire clarifié, il reste probablement 2 ou 3 projets vraiment importants.
Pour chacun d’eux, prenez une décision consciente :
- Je lance maintenant : je m’engage à le cadrer et à le planifier.
- Je repousse : je choisis une date de réévaluation (et je la note !).
- J’abandonne : je décide que ce projet ne fait plus partie de mon futur.
Abandonner un projet n’est pas un échec. C’est un acte de gestion de projet : vous libérez de la place mentale et du temps pour ce qui compte vraiment.
Comment cadrer un projet pour qu’il avance vraiment
Vous avez identifié un projet qui mérite de sortir du tiroir maintenant ? La prochaine étape, c’est le cadrage.
Un bon cadrage de projet répond à quelques questions simples.
1. Quel est l’objectif concret ?
Formulez un objectif mesurable :
- « Lancer une nouvelle offre d’accompagnement individuel d’ici fin septembre, avec une page de vente en ligne et un premier cycle de 3 clients. »
- « Mettre en place un système de délégation pour ne plus passer plus de 2 heures par semaine sur la facturation et l’administratif d’ici 3 mois. »
Évitez les formulations floues du type « améliorer », « travailler sur », « avancer sur ».
2. Quel est le périmètre du projet ?
Définissez ce qui est inclus et ce qui est exclu :
- Inclus : création de l’offre, définition du prix, page de vente simple, séquence d’e-mails de lancement.
- Exclu : refonte complète du site, shooting photo, tunnel automatisé complexe.
Cela vous protège de la dérive classique : un projet qui grossit au fur et à mesure et devient impossible à terminer.
3. Quels sont les livrables attendus ?
Listez les livrables concrets, visibles, terminés :
- une page de vente publiée ;
- un document de présentation PDF ;
- un formulaire de prise de rendez-vous opérationnel ;
- un mini-guide d’onboarding client.
Chaque livrable doit pouvoir être coché comme « fait » sans ambiguïté.
4. Quels jalons réalistes pour un solopreneur ?
C’est ici que beaucoup de plannings déraillent : ils sont pensés comme si vous aviez toute votre semaine pour ce projet.
En réalité :
- vous avez des clients ;
- vous avez de l’administratif ;
- vous avez une vie personnelle.
Pour construire des jalons réalistes :
- Estimez le temps disponible par semaine pour ce projet (2h, 4h, 1 demi-journée…).
- Découpez le projet en jalons atteignables dans ce cadre.
Par exemple :
- Semaine 1 : clarifier l’offre et la cible, poser la structure de la page de vente.
- Semaine 2 : rédiger la page de vente (version brouillon).
- Semaine 3 : finaliser la page, intégrer sur le site.
- Semaine 4 : préparer 3 e-mails d’annonce et un post LinkedIn.
L’idée n’est pas d’aller vite à tout prix, mais d’avancer à un rythme soutenable.
5. Anticiper les 3 principaux risques
Demandez-vous : « Qu’est-ce qui pourrait faire dérailler ce projet ? »
Par exemple :
- surcharge client imprévue ;
- difficulté à trancher sur le positionnement ;
- tendance à perfectionner et à repousser la mise en ligne.
Pour chaque risque, définissez une action préventive :
- bloquer des créneaux non négociables dans l’agenda ;
- prévoir un temps de décision avec un regard extérieur ;
- fixer une date de mise en ligne « version 1 », même imparfaite.
Ce que change un cadrage clair dans votre quotidien
Quand un projet est cadré, vous passez de :
- « Il faut que je travaille sur ma nouvelle offre » (flou, culpabilisant)
à :
- « Mardi de 10h à 12h : je rédige la section bénéfices de ma page de vente » (concret, faisable).
Les bénéfices concrets :
- moins de charge mentale : vous savez quoi faire, quand et dans quel ordre ;
- plus de décisions assumées : certains projets sont lancés, d’autres sont repoussés en conscience ;
- plus de projets qui arrivent réellement au bout.
C’est ce passage du flou au concret qui fait la différence entre un projet qui reste dans un tiroir et un projet qui existe vraiment.
Et si vous n’arrivez pas à cadrer seul·e ?
Si vous tournez en rond depuis des semaines autour d’un projet stratégique sans réussir à le lancer, vous n’avez peut-être pas besoin de « plus de volonté », mais d’un cadre extérieur.
C’est exactement l’objectif de mon accompagnement « Cadrer votre projet pour qu’il avance vraiment » :
- valider que votre projet mérite d’être lancé maintenant (ou décider de le repousser en conscience) ;
- clarifier l’objectif, le périmètre et les livrables ;
- découper le projet en jalons réalistes, adaptés à votre vraie capacité de solopreneur ;
- identifier les 3 risques majeurs et les actions pour les anticiper ;
- repartir avec une fiche projet claire et un planning actionnable dès la fin de la séance.
En 1h30, votre projet sort de votre tête et entre dans le concret.
Que vous le fassiez seul·e ou accompagné·e, la question à vous poser maintenant est simple :
Quel est le projet dans vos tiroirs qui mérite vraiment de voir la lumière du jour cette année ?
Et quelle est la toute première étape concrète que vous pouvez poser cette semaine pour le faire avancer ?