Forfait, régie ou performance : choisir le bon modèle de prix
Le même TJM peut donner naissance à des offres très différentes selon que vous facturez au forfait, en régie ou à la performance. Bien choisir votre modèle de prix rend vos propositions plus claires et plus rentables.
Publié le 7 avril 2026
Clarifier votre rôle dans la mission
Avant de parler de modèle de prix, clarifiez votre positionnement :
- exécutant expert (production de contenus, gestion de campagnes, design, développement) ;
- consultant stratégique (audit, positionnement, architecture de marque, stratégie média) ;
- pilote opérationnel (direction marketing externalisée, coordination de prestataires, management d’équipe).
Plus votre rôle est stratégique et responsabilisant, plus il est pertinent de :
- raisonner en valeur créée plutôt qu’en temps passé ;
- intégrer une part variable liée aux résultats ;
- prévoir un engagement minimum (rétainer, abonnement, mission longue).
Quand privilégier la régie (TJM/THM)
La régie convient particulièrement :
- aux missions longues d’accompagnement (pilotage CRM, gestion de comptes ads, social media au quotidien) ;
- aux contextes d’incertitude forte sur le périmètre (scale-up en hypercroissance, refonte globale, lancement international) ;
- aux rôles proches d’un poste interne (CMO externalisé, responsable acquisition, chef de projet senior).
Avantages :
- flexibilité pour le client ;
- visibilité sur votre revenu récurrent ;
- adaptation fluide aux changements de priorités.
Points de vigilance :
- bien cadrer le nombre de jours ou demi-journées par mois ;
- éviter de multiplier les « petits extras » non facturés ;
- réévaluer régulièrement le volume par rapport aux résultats attendus.
Quand opter pour le forfait
Le forfait est idéal quand :
- le livrable est clairement défini (audit SEO, naming, identité visuelle, site vitrine, séquence d’emails, tunnel d’acquisition) ;
- les étapes du projet sont connues (cadrage, conception, production, recette, lancement) ;
- les délais sont raisonnablement prévisibles.
Construisez votre forfait à partir de votre TJM :
- estimez le temps nécessaire par phase ;
- ajoutez une marge pour les aléas (allers-retours, coordination, imprévus techniques) ;
- arrondissez à un prix lisible (ex. 4 900 € HT plutôt que 4 732 €).
Le devis doit préciser :
- ce qui est inclus (nombre de maquettes, de versions, de scénarios, de campagnes) ;
- ce qui est hors périmètre (tournage, achat média, licences, développement spécifique) ;
- les conditions de facturation (acompte, jalons, solde).
Introduire une part de performance
Pour certaines prestations marketing, il est pertinent de lier une part de votre rémunération aux résultats :
- bonus sur leads qualifiés générés ;
- intéressement au chiffre d’affaires incrémental ;
- prime au dépassement d’objectifs de ROAS ou de taux de conversion.
Ce modèle hybride fonctionne bien si :
- vous avez un réel pouvoir d’action (accès aux outils, budget média suffisant, décisions rapides) ;
- les indicateurs sont mesurables et partagés ;
- les règles sont définies noir sur blanc (période, attribution, plafonds, plancher garanti).
Ne remplacez pas votre rémunération de base par du 100 % variable : utilisez plutôt la performance comme un levier de sur-rémunération et d’alignement d’intérêts.
Adapter le modèle au type de client
Le même service peut être vendu différemment selon le client :
- TPE/PME : forfaits packagés et pédagogiques, avec exemples concrets de livrables ;
- start-up en croissance : mix régie + performance, pour accompagner les pivots rapides ;
- grand compte : régie ou forfaits modulaires, avec options et paliers de service.
Pensez à :
- proposer 2 à 3 niveaux d’offre (essentiel, avancé, premium) ;
- rendre les écarts de prix lisibles par des écarts de valeur (plus de canaux, plus de pilotage, plus de reporting) ;
- anticiper la montée en charge (heures/jours supplémentaires, options d’accompagnement).
Rendre le devis lisible et convaincant
Quel que soit le modèle retenu, votre devis doit :
- expliquer la logique de prix (temps, complexité, valeur, performance) ;
- relier le budget aux objectifs business du client ;
- expliciter les hypothèses et conditions de révision.
Un support méthodologique dédié à la budgétisation des prestations intellectuelles en communication/marketing, comme ce guide opérationnel, peut vous aider à structurer vos offres et à mieux argumenter vos prix face aux directions marketing et achats.
Sources
- TJM freelance : notre guide complet sur son calcul — keobiz.fr — 2025-08-01
- Simulation de calcul de TJM avec un salaire cible — regie-portage.fr
- Taux journalier moyen freelance : comment le calculer ? — admissions.fr — 2025-03-01
- Rémunérations et tendances dans la communication digitale, marketing et e-commerce — grandeecolenumerique.fr — 2026-04-05
- Fixer un tarif journalier Freelance qui attire les clients — akigora.com — 2024-10-01
- Comment calculer son TJM freelance (Taux journalier moyen) pour facturer au bon tarif ? — watt-portage.fr — 2024-11-01
- Taux Journalier Moyen par Métier Freelance en 2025 — reconversion-freelance.com — 2026-03-20
- MyTJM – Calculateur de TJM freelance basé sur le marché — mytjm.fr — 2026-04-02
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